Expérience candidat
02/11/2023

Le marketing RH: une stratégie long terme

Pendant longtemps, une entreprise choisissait ses talents.
Aujourd’hui, ce sont les talents qui choisissent leur employeur, et ils enquêtent avant de postuler.
Selon l’enquête Hellowork 2025 (menée auprès de 2 247 candidats et 489 recruteurs), 86 % des candidats se renseignent sur une entreprise avant de candidater, et un sur deux cite la réputation de l’employeur parmi ses critères de choix.
La première sélection ne se fait plus en entretien : elle commence avant, sur internet, dans l’esprit du candidat.

Ce renversement a un nom : le marketing RH. Ce guide explique ce que recouvre cette démarche, en quoi elle diffère de la marque employeur, quels bénéfices concrets elle apporte à l’entreprise, comment la mettre en œuvre sur un site carrière, et quelles compétences (et formations) définissent le métier de responsable marketing RH.

Le marketing RH, c'est quoi au juste ?

Le marketing RH consiste à appliquer les méthodes du marketing — segmentation, persona, ciblage, contenu, tunnel de conversion, mesure — à la fonction ressources humaines, aussi bien pour attirer des candidats que pour fidéliser les collaborateurs déjà en poste. Là où le marketing produit cherche à transformer un prospect en client, le marketing RH cherche à transformer un candidat en recrue, puis en collaborateur engagé. Le raisonnement est identique ; seule la « cible » change.

Ce rôle est devenu stratégique parce que le marché du travail s’est inversé. Dans un contexte de pénurie de compétences, l’entreprise ne peut plus se contenter de publier une annonce et d’attendre : elle doit se rendre désirable. L’enjeu est chiffrable. Selon les données du cabinet SHRM, le remplacement d’un collaborateur coûte entre 50 % et 200 % de son salaire annuel une fois additionnés le recrutement, la perte de productivité et la formation du remplaçant. Un recrutement raté n’est donc pas un incident RH : c’est une ligne de coût qui justifie, à elle seule, d’investir dans une stratégie et une démarche marketing RH structurées.

Marketing RH ou marque employeur : ne pas confondre le moteur et le capital

Les deux termes sont souvent employés l’un pour l’autre, à tort.
La
marque employeur est un capital : c’est l’image et la réputation de l’entreprise en tant qu’employeur, telle qu’elle existe dans la tête des candidats, des collaborateurs et du marché. Le marketing RH est le moteur : c’est l’ensemble des actions et des méthodes qui construisent, diffusent et entretiennent ce capital. On ne « fait » pas une marque employeur ; on la bâtit grâce à une démarche de marketing RH.

La distinction est utile parce qu’elle clarifie les objectifs. La marque employeur répond à la question « qui sommes-nous comme employeur ? », c’est la promesse, l’EVP (proposition de valeur employé), les valeurs, la culture de travail.
Le
marketing RH répond à la question « comment le faisons-nous savoir et vivre ? » — c’est le site carrière, les contenus, le référencement des annonces, la mesure des retombées.

La marque employeur est la destination ; le marketing RH est le véhicule et la carte.

Les deux sont indissociables: une promesse employeur séduisante mais jamais activée reste invisible, tandis qu’une communication RH intense qui masque une réalité de travail médiocre se retourne contre l’entreprise.

L’enquête Hellowork 2025 le confirme : 55 % des candidats regardent les valeurs de l’entreprise avant de postuler, et les incohérences entre le discours et la réalité alimentent directement les avis négatifs. Le marketing RH efficace n’embellit pas : il révèle et met en cohérence.

Mais qu'est ce que les entreprises gagnent à soigner leur marketing RH?

Investir dans une stratégie marketing RH produit des effets mesurables sur trois plans.

Sur l’attractivité, d’abord. Une marque employeur forte, correctement activée, réduit les coûts de recrutement d’environ 43 % en moyenne et augmente le taux de rétention des nouveaux collaborateurs d’environ 40 % (données synthétisées par plusieurs cabinets RH en 2025). La raison est simple : quand la réputation inspire confiance, les candidatures qualifiées affluent spontanément et le temps de recrutement se raccourcit, ce qui allège mécaniquement la facture.

Sur l’engagement interne, ensuite. Le marketing RH ne s’arrête pas à l’embauche : il nourrit aussi la communication interne, le développement professionnel et le sentiment d’appartenance. Les collaborateurs qui se reconnaissent dans la promesse employeur sont, selon Gallup, 2,8 fois plus susceptibles de se déclarer très engagés, et un engagement fort se traduit par une baisse du turnover qui peut atteindre 59 % selon la maturité de la démarche. L’engagement des employés n’est pas un supplément d’âme : c’est un levier de performance et d’économies.

Sur la cohérence globale, enfin. Une marque employeur bien construite rayonne au-delà des ressources humaines : elle renforce l’image de l’entreprise auprès des clients et des partenaires, car un salarié fier est le meilleur ambassadeur.

Le marketing RH aligne ainsi trois publics: candidats, collaborateurs, clients, autour d’un même récit.

Le site carrière, pièce maîtresse de l'expérience candidat

Aucun candidat ne « googlise » pas son futur employeur.
Sans présence en ligne maîtrisée, une entreprise devient quasi impossible à évaluer, donc à rejoindre. Le site carrière (ou, a minima, une page dédiée au recrutement) est la seule vitrine que l’entreprise contrôle entièrement, contrairement à une fiche sur un jobboard ou à un profil social loué à une plateforme. 

Quatre types de contenus permettent au candidat de se projeter dans l’entreprise :
– les offres d’emploi elles-mêmes,
– la communication sur la vision RH,
– la présentation de l’onboarding des nouveaux talents,
– la stratégie RSE avec la place donnée à la diversité.
Ce socle répond à une attente devenue majoritaire : selon l’enquête Hellowork 2025, 78 % des candidats considèrent l’engagement environnemental de l’employeur comme un critère important. 

La forme compte autant que le fond. Un site carrière doit être ergonomique.
Concrètement, cela suppose de
pouvoir postuler sans créer de compte, de récupérer un CV depuis LinkedIn, de lire des annonces claires indiquant le temps nécessaire pour candidater, et de naviguer dans une structure par rubriques régulièrement mise à jour. 

Les annonces, justement, gagnent à être enrichies.
Au-delà des composantes classiques (poste, profil, compétences, lieu, expérience), une offre augmentée de photos, de vidéos et de témoignages de collaborateurs donne au candidat un aperçu réel de l’environnement de travail et retient davantage son attention qu’une annonce sèche. Et comme sur tout site web, la conversion dépend d’appels à l’action bien placés : c’est leur pertinence qui décide le candidat à remplir un formulaire ou à poser une question au recruteur.

Un dernier point n’est pas négociable : le mobile. Le trafic mobile représente près de la moitié des visites d’un site carrière, parce que les candidats postulent depuis leur smartphone, souvent le soir ou dans les transports. Un site carrière non responsive écarte donc, de fait, un candidat sur deux avant même la lecture de l’annonce.

Cohérence de marque : la charte graphique du site carrière

La charte graphique des pages de recrutement doit être la même que celle du site principal, car la marque employeur est l’extension de l’ADN de l’entreprise, pas un univers parallèle. Un candidat qui découvre une identité visuelle différente entre le site commercial et le site carrière perçoit immédiatement une dissonance. La cohérence des couleurs, des typographies et du ton rassure autant qu’elle informe.

Cette cohérence se travaille avec des formats éditoriaux soignés : vidéos, motion design, infographies, podcasts, témoignages.

C’est aussi une conviction de méthode chez Galopins, agence de communication digitale nantaise : l’identité de marque, la charte graphique et le naming sont créés sans intelligence artificielle, pour rester fidèles à l’histoire et aux valeurs de chaque structure. Une marque employeur crédible se nourrit de sincérité et de contact humain; deux choses qu’un contenu générique ne produit pas.

ECV et AnotherKind: miser sur l'humain et la couleur

Le site d’AnotherKind met l’humain au centre: portraits, moments partagés, souvenirs…
Une histoire et un lien se créent avec les visiteurs : nous rentrons dans l’intimité d’une histoire et l’idée est de susciter l’envie d’une telle complicité.
Mise en valeur des équipes, des collaborateurs, avis clients… qui de mieux pour refléter l’ADN de la marque ?
Mettre en avant l’humain plutôt que les produits (pour se démarquer de la concurrence et de votre site vitrine) est aussi une force, mais aussi la place accordée aux valeurs de l’entreprise : authenticité, convivialité, partage et transparence et bien d’autres !

ECV de leur côté, avec leurs multitude de couleurs vives font écho à ces sites colorés et vivants. Ils assument un univers fort sans pour autant perdre en lisibilité.

Les couleurs font parties intégrantes du design, elles structurent la mise en page et apportent du rythme. Elles ne nuisent pas au parcours utilisateur mais viennent vraiment guider le contenu.
Ces choix graphiques véhiculent une ambiance positive et dynamique similaire au ton chaleureux et humain que vous souhaitez mettre en avant.

Le SEO au service du recrutement (l'angle mort de la plupart des sites carrière)

Produire un contenu pertinent pour les candidats ne sert à rien s’il n’est pas trouvé. Le référencement naturel des annonces est pourtant l’un des leviers de sourcing les plus efficaces et les moins coûteux, et l’un des plus négligés lors de la création ou de la refonte des sites carrière. Quelques règles simples changent la donne.

Le titre de l’annonce doit être bref et évocateur : « CDI Développeur WordPress Nantes » sera bien mieux référencé que « L’agence Galopins recherche son futur développeur WordPress ». L’URL doit reprendre le poste et la ville : « agencegalopins.fr/developpeur-wordpress-nantes » plutôt qu’un chemin technique du type « agencegalopins.fr/recrutement/annonces/developpeur/wordpress ».

Le contenu de l’annonce doit intégrer les mots-clés pertinents (intitulés, qualifications, technologies, outils à maîtriser), car ce sont eux que taperont les candidats. Enfin, relayer l’annonce sur les réseaux sociaux en renvoyant vers le site crée des backlinks et du trafic supplémentaire.

Deux réflexes techniques complètent la mise en place. D’une part, héberger le site carrière sur un sous-domaine de la marque aide les moteurs de recherche à identifier ce site comme la source de référence sur les requêtes de marque : l’entreprise apparaît alors en première position sur « recrutement Agence Galopins », devant les jobboards et les agrégateurs.

D’autre part, mieux vaut éviter les pop-ins déclenchées à l’arrivée sur une page : pour orienter les candidats vers les offres, un maillage interne de liens fixes au cœur du contenu est à la fois plus efficace et mieux vu des moteurs de recherche.

Mesurer : le tracking du comportement des candidats

Une démarche marketing RH sans mesure ne permet de vérifier si notre stratégie est bonne, et d’identifier les axes d’amélioration.
Plusieurs indicateurs simples permettent de piloter la performance d’un site carrière. Le taux de rebond de la page carrière renseigne sur la justesse des contenus et sur l’attractivité de la promesse RH. La durée moyenne d’une session et le nombre de pages consultées par visiteur complètent le tableau. L’essentiel est de croiser ces statistiques web avec le nombre réel de candidatures reçues, pour vérifier que le trafic se transforme bien en conversions.

À ces données s’ajoute la surveillance de l’e-réputation. Les plateformes d’avis (Glassdoor en tête) pèsent lourd : selon Glassdoor, 83 % des candidats consultent les avis avant de décider où postuler, en lisant en moyenne six retours avant de se forger une opinion. Suivre ces notes, y répondre et traiter les écarts qu’elles révèlent fait partie intégrante d’une démarche marketing RH sérieuse.

Les outils : ATS et CRM, au service de l'autonomie RH

Deux familles d’outils structurent le processus de recrutement moderne.

L’ATS (Applicant Tracking System) rationalise et accélère le traitement des candidatures : il s’intègre au site carrière, centralise les candidatures venues des jobboards, des réseaux sociaux et des pages de recrutement, et permet aux candidats de postuler depuis leur smartphone via des interfaces responsives.
Le CRM de recrutement (Candidate Relationship Management) automatise ensuite les échanges avec les candidats après leur candidature, personnalise les communications et maintient un vivier de talents actifs et passifs engagés autour de la marque employeur.

L’un des bénéfices les plus sous-estimés de ces outils est l’autonomie qu’ils rendent aux équipes RH. Bien intégrés à un site conçu pour être administrable, ils permettent au service ressources humaines de publier une annonce et de suivre l’avancement d’un recrutement sans dépendre en permanence des équipes marketing ou technique. Cette autonomie est précisément la philosophie de Galopins : les sites livrés sur WordPress et Elementor laissent le client maître de ses contenus, libre de créer ses pages et de mettre à jour ses offres après la mise en ligne, sans mainmise ni abonnement de dépendance.

Le cas particulier des associations et de l'ESS

Pour une association ou une structure de l’économie sociale et solidaire, le marketing RH pose un défi spécifique: attirer des talents qualifiés avec des budgets contraints, souvent inférieurs à ceux du secteur privé classique.

La bonne nouvelle, c’est que ces structures disposent d’un
atout que l’argent n’achète pas : le sens. L’engagement et l’utilité sociale sont devenus des critères de choix majeurs pour les candidats, en particulier les plus jeunes, et une marque employeur associative crédible transforme cette raison d’être en argument d’attractivité.

C’est précisément le terrain de Galopins, agence fondée en 2020 et devenue une référence de la création de sites web pour les associations, de la Fondation des femmes à Surfrider, en passant par Toit à moi, Culturez-vous, Art Toi ou l’association luxembourgeoise ADA.
Éco-conception, accessibilité et autonomie du client forment le socle d’une approche qui applique aux enjeux RH la même exigence qu’aux sites vitrines : mettre en place des outils simples, sincères et durables, que les équipes s’approprient elles-mêmes.

Un investissement rentable dans la durée

Le marketing RH est la reconnaissance d’un fait, à savoir qu’attirer et fidéliser des collaborateurs relève désormais des mêmes logiques que conquérir et fidéliser des clients.

La marque employeur en est le capital ; l’expérience candidat, le référencement des annonces, la cohérence graphique et la mesure des résultats en sont les actions concrètes.

Que l’entreprise choisisse d’internaliser cette stratégie via un responsable marketing RH ou de s’appuyer sur une agence de communication digitale, l’objectif reste le même : être trouvée, être crédible, et donner envie de rester.

Sources:

  • Hellowork, enquête marque employeur 2025 (2 247 candidats, 489 recruteurs) : 86 % se renseignent avant de postuler, 51 % citent la réputation employeur comme critère, 55 % regardent les valeurs, 78 % jugent l’engagement environnemental important, 95 % des recruteurs utilisent les réseaux sociaux à des fins de marque employeur.
  • LinkedIn Talent Solutions (2024) : 75 % des candidats analysent la réputation d’une entreprise avant de postuler.
  • Glassdoor : 83 % des candidats consultent les avis, en lisant en moyenne 6 retours.
  • SHRM : le remplacement d’un collaborateur coûte entre 50 % et 200 % de son salaire annuel.
  • Gallup : les collaborateurs alignés sur la promesse employeur sont 2,8× plus susceptibles d’être très engagés ; un fort engagement réduit le turnover jusqu’à 59 %.
  • APEC, fiche métier « Responsable marketing » (volet marketing RH / marque employeur) : missions, employee advocacy, arbitrage internalisation / externalisation.
  • IGS-RH (IGENSIA), fiche métier « Responsable marketing RH » : missions et rémunération (30 000–40 000 € bruts/an en début de carrière).
  • Synthèses cabinets RH 2025 (réduction des coûts de recrutement ~43 %, rétention +40 %, turnover −28 à −59 % selon maturité).
Image de Manon Riquart

Manon Riquart

Directrice Artistique / Illustratrice Senior

Manon a un parcours riche d'expériences mais aussi de partage, grâce à son expérience en tant qu'enseignante !

-Master II en Direction Artistique Plurimédia à l’AGR, École de l’image (Nantes);
-Assistante DA à Goodkids
-Directrice Artistique chez Le Slip Français (Paris)
-Intervenant à l'AGR (Nantes)
-Directrice artistique free lance pendant 8 ans

Elle a exploré de nombreux domaines. Que ce soit le webdesign, la vidéo (mise en place DA + captation + montage), la retouche photo, les contenus d'acquisition et des réseaux sociaux en passant par la réalisation d'illustrations pour certains vêtements, notamment pour Le Slip Français.
Elle a eu la chance d'assister Manuel Tocanne, DC de Goodkids sur des projets variés et formateurs.
Avec des clients comme Dolce&Gabbana, Air France, Etam, Nars ou encore Romy.

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