Lancer la refonte du site de la Fondation des femmes pour augmenter son impact, par Sarah, chargée de marketing digital
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07/08/2026
La Fondation des femmes a confié à Galopins en début d’année 2026, la refonte de son site web, à l’occasion de leurs 10 ans. Ce projet a une place particulière dans le coeur des Galopins, l’agence étant majoritairement composée de femmes, et une équipe au global pour qui les projets forts, au service d’une cause impactante pour la société, sont des points clés de l’engagement de l’agence.
Marie, business développeuse à Galopins a créé une relation de confiance avec Sarah, la chargée de marketing digital à la Fondation des femmes. Elles ont partagé leurs ressentis sur ce projet de refonte hors normes, mais aussi comment La Fondation fonctionnait avant, pourquoi ce projet a été lancé, comment se sont déroulés les échanges avec les équipes Galopins, et l’après !
Un site tout neuf pour inciter à l’action !
Marie: Pour ceux qui ne connaîtraient peut-être pas La Fondation, est-ce que tu peux la présenter en quelques mots ?
Sarah: Nous récoltons des dons qui sont reversés à toutes les associations de terrain pour aider à lutter contre les violences faites aux femmes. On reverse à plusieurs programmes pour aider les femmes, comme les mères isolées, ou en situation de prostitution. Il y a vraiment un panel très très varié. On fait aussi du soutien matériel. Donc de la collecte de de produits d’hygiène pour les femmes les enfants, et aussi du prêt de lieu, avec La Cité audacieuse, pour les associations résidentes: soutien matériel, des prêts de salles et de studios de podcast, d’enregistrement pour les associations. Il y a aussi un soutien juridique où on va accompagner les victimes dans leur procès, notamment le procès contre des structures pornographiques comme Jacquie et Michel (le fondateur avait été poursuivi pour traite d’être humain notamment, ndlr). On va porter des projets de loi auprès de l’assemblée et de l’État pour essayer de faire avancer les droits des femmes au global. On va avoir la force juridique avec des avocates bénévoles avec lesquelles on travaille, qui vont pouvoir aider les associations juridiquement si elles ont des procès, si elles ont besoin de de conseil. Comme je disais, il y a les lieux qu’on va pouvoir prêter, mais il y a aussi des biens, par exemple, des médecins qui font des dons d’ordinateur, mais aussi des téléphone que nous après on redonne aux associations, qui distribuent pour les femmes. C’est vraiment les trois types de soutien qu’on a. Les associations qui veulent porter un projet passent par une commission avec un questionnaire à remplir et une présélection.
Donc une fondation vraiment multiactivité. On est reconnues d’utilité publique depuis juillet 2024.
Marie: Est-ce que tu peux me dire ce que ça signifie pour La Fondation d’être reconnue d’utilité publique ?
Sarah: Avant on était géré par la Fondation de France, donc il y avait énormément de choses en terme de gestion qui était donc soit géré par la Fondation de France ou en parti. Maintenant, on a tout le système de conseil de surveillance, toute la gouvernance, on est responsable. Ce qui change aussi c’est que les donateurs ont une déduction fiscale plus importante, je crois qu’au lieu d’être défiscalisés à 66 % , c’est 75 %. Elle a un sens où ça fait évoluer la société, La Fondation, est vraiment partenaire avec la population, la société, soit homme ou femme, pour faire évoluer les mentalités, faire des plaidoyers, appeler au don. C’est très rare que de jeunes fondations soient reconnues du type public. Déjà parce que c’est un processus qui est extrêmement long, et chronophage. C’est un message aussi positif pour considérer que les droits des femmes et lutter contre les violences qui leur sont faites, est une chose qui est vraiment d’utilité publique. C’est très important pour nous en tout cas au sein de la fondation de continuer à porter ce message, et ce combat qui ne s’arrêtera jamais, tant que l’égalité n’est pas là.
Marie: Peux tu expliquer ton parcours ? Depuis combien de temps es-tu à La Fondation des femmes ?
Sarah: Je suis à La Fondation en tant que chargée de marketing digital senior depuis mai 2025, donc il y a un peu plus d’un an maintenant. Je suis arrivée sur les gros projets digitaux de La Fondation à gérer. On a la migration CM qui est en train de se finaliser, et il y avait aussi ce projet de refonte de sites web puisque on était sur un vieux WordPress. Je gère aussi à côté tout ce qui est paid, SEO, et un peu tout ce qui est veille marketing digital. Je fais un peu de veille pour les réseaux sociaux sur notamment sur la veille algorithmique des réseaux.
Marie: C’est les 10 ans de la fondation cette année, et c’était un des objectifs du site de mettre en avant les actions de la fondation. Concernant le projet de refonte, toi tu es arrivée justement à ce moment-là pour prendre en main l’ancien site. Qu’est-ce qui fonctionnait peut-être plus sur ce site web et ce qui a amené à l’appel au projet ?
Sarah: Quand je suis arrivée, j’ai fait un audit de l’écosystème digital et la fondation. Le site internet était sur un très vieux WordPress, sans thème. Ça avait été développé en pro bono par une agence puis ça avait été repris par des développeurs à droite à gauche pour nous aider. C’était vraiment du bricolage.
Il y a un développeur qui travaillait avec nous ponctuellement qui m’a bien expliqué tout ce qui avait été fait. J’ai pu faire l’état des lieux du site. C’était un site qui était complètement obsolète. Quand on faisait une mise à jour, on croisait les droits pour les doigts pour pas que tout saute. Donc un des premiers projets qui a été mis en place notamment quand je suis arrivé à La Fondation, c’était la refonte du site web.
On oublie vite ce qu’on avait avant. Le site qu’on avait avant, était très très basique. On avait quelques pages pour présenter la fondation, présenter ce qu’on faisait, avoir la possibilité de devenir bénévole. Mais c’était très succinct, c’était pas forcément utilisé en plus pour le référencement. On ne pouvait pas mettre beaucoup de ressources à télécharger, des guides où aujourd’hui c’est plus optimisé.
Marie: Je me souviens, une des premières lignes du cahier des charges, était vraiment d’aller chercher du don pour La Fondation. Comment vous gériez avant avec les outils au niveau de la collecte de don ? Est-ce qu’il y avait des bonnes connectivités ? Qu’est-ce qui marchait pas par rapport à ce canal qui est hyper important pour vous ?
Sarah: Ce qui fonctionnait pas c’est qu’on pouvait pas faire tout ce qu’on voulait. Les pages qu’on faisait, les landing page notamment, c’était très limité. Donc le site n’était pas optimisé pour appeler au don. Il était aussi esthétiquement moins attrayant, et je pense qu’aujourd’hui ça compte énormément l’ergonomie d’un site: vitesse de changement, optimisé pour bien comprendre les sections. On voulait que l’appel soit mis en avant, et c’était chose qu’on pouvait pas forcément faire. Donc c’était vraiment urgent pour nous de pouvoir pouvoir refaire un site optimisé pour l’appel au don, pour la conversion.
On aussi cette complexité et ce challenge de répondre à plusieurs cibles. On a un panel très large de cibles à adresser puisque notre site est visité par des journalistes et des médias. On a un observatoire , on sort des chiffres qui sont des enquêtes, des rapports des chiffres sourcés. On a des donateurs; mais aussi des personnes qui sont des visiteurs lambda qui pourraient se transformer en donateurs.
Le centre de notre objectif, c’était vraiment d’avoir aussi un endroit où les femmes victimes de violence ou leur entourage, pouvaient aussi trouver des réponses sur les institutions à contacter. Quand on est témoin ou qu’on est soi-même victime de violence que ce soit conjugale, sexiste, de pouvoir trouver des réponses, c’est important.
Marie: Avec les 10 ans, nouvel élan, comme tu dis objectif multisite, on revoit aussi la partie direction artistique. Le logo n’a pas changé, mais vous avez changé une partie de la charte graphique.
Sarah: Il y avait aussi ce besoin de recherche de l’image du site, parce que c’est vrai qu’on avait un site qui était très 2020 dans le design.
Marie: Oui, il me semble dans nos échanges, on avait parlé du fait qu’il y avait beaucoup d’illustrations, un aspect assez pédagogique assez doux, alors que maintenant La Fondation est d’utilité publique, elle a 10 ans, elle a eu des actions, elle a fait aussi ses preuves dans la société. Et il y avait aussi besoin d’une direction artistique beaucoup plus impactante.
Sarah: L’idée c’était vraiment de faire ressortir ça, l’impact qu’on a, les combats qu’on porte, le combat qu’on aime et ce pouvoir, de montrer en effet tout ce qu’on fait. D’essayer au maximum de montrer les actions de la fondation, l’impact que l’on a, et le parcours qui reste encore à faire.
« Tu m’as posé beaucoup de questions pendant l’appel d’offres, ça a permis d’être vraiment plus confiance »
Marie: On a regardé tous ces objectifs, et il y a eu un appel d’offre où Galopins a été présélectionné pour la première phase. Comment vous en êtes arrivé à sélectionner Galopin dans l’appel d’offre. Qu’est-ce qui a pu faire la différence ?
Sarah: Ce qu’on a beaucoup aimé, c’est déjà toute l’équipe de Galopins, que ce soit celle dédiée au projet, mais aussi l’ensemble de l’équipe qui a participé. On a trouvé que c’était une réponse qui était très très professionnelle évidemment, mais très complète et ça répondait vraiment aux différents besoins qu’on avait.
C’est-à-dire que oui, il y a le refonte du site web, mais techniquement parlant et en terme d’écosystème, ça répondait vraiment plus à ce que moi j’attendais du site web. OK on refait la vitrine, on refait le front mais il y a le back qui compte énormément, et c’est vrai que l’offre de Galopins est beaucoup plus complète que les autres propositions. On avait du référencement, du tracking, et puis toute la partie conseil. C’était vraiment très très important pour nous.
Et ce que j’ai beaucoup apprécié aussi, c’est que quand je suis entrée en contact avec toi, tu m’as posé beaucoup de questions pendant l’appel d’offres, ça a permis d’être vraiment plus confiance. C’était un projet dont la réponse était vraiment travaillée, contrairement à d’autres réponses qu’on a eu, où on a eu un mail de questions quelques jours avant la date, et puis une présentation assez basique finalement. J’ai vraiment aimé le le travail d’avant projet qui était très détaillé, très professionnel.
Marie: C’est vrai qu’on a travaillé avec Alice, Manon, Gwendoline, Jessica. Alice était sur l’ux design, Manon en directrice artistique, Gwendoline et Jessica sur la partie stratégie SEO et moi en projet. On a fait ce choix de faire une équipe 100 % féminine parce que c’est des sujets qui nous portent, qui nous motivent. C’est des sujets qui nous parlent, on est directement concernées, et évidemment on a envie de participer à notre échelle, à mettre en valeur la fondation. On s’est mis main dans la main, et on s’est dit allez on y va ! Qu’est-ce que tu as pensé de cette équipe 100 % féminine ? Est-ce que ça t’a aidé ? Est-ce que ça a apporté un petit plus au projet ?
Sarah: Oui, ça apporté un plus évidemment. On était évidemment pas fermées à travailler des hommes, mais ça nous a sensibilisé en effet d’avoir une équipe 100 % féminine. On s’est dit que c’était chouette de travailler, de faire ce projet de refonte pour la fondation des femmes avec une équipe féminine qui peut-être a moins de “billets de genre sur les propositions qui aillent être faites.
Le lancement du projet de refonte: une organisation aux petits oignons
Marie: Sur le cahier des charges, une des directives qu’on avait, c’était de livrer un site avant le 8 mars, date importante pour la fondation. Donc on a commencé mi-janvier pour une sortie le 2 mars, puisqu’on avait mis le lancement de la campagne du 8 mars, le 3. Mais est-ce que toi tu peux nous parler un peu de ton ressenti ? Comment as tu vécu cette contrainte ?
Sarah: Il fallait que ça se coordonne bien, et il y avait la petite semaine de test justement. A la Fondation des femmes, on aime bien se lancer des défis ! Evidemment le lundi qui a suivi la signature du devis j’ai pris la parole lors de notre réunion hebdomadaire à La Fondation, j’ai dit « nous rentrons actuellement dans une phase de refonte de site web. Toutes mes demandes sont prioritaires. On a un mois et demi pour le faire. Normalement ça prend entre 3 et 6 mois. » J’ai été vraiment dédiée à la refonte, jusqu’à la sortie du site le 2 mars.
On a une équipe quand même très occupée qui a pu se rendre disponible pour pouvoir valider le plus rapidement possible, et pouvoir avancer dans le le déroulé du projet. Donc ça a été intense, ça a été sport mais le résultat est là.
Marie: On est dans une logique aussi d’adapter nos process en fonction du projet. Tout projet est différent. Donc ça demande de l’adaptation et on a décidé de faire des points 2 fois par semaine (au lieu d’une fois dans la plupart des cas ndlr). Est-ce que ces deux points par semaine t’ont été utiles, et ont fait partie de la réussite du projet ?
Sarah: Oui. De toute façon, avec le peu de temps qu’on avait, et le nombre de choses à valider, c’était même primordial parce que ça permet à la pression de retomber. Si on a que un point par semaine, c’est la procrastination. Mais là avec les deux points par semaine, j’avais pas le choix donc fallait être vraiment dessus, c’était nécessaire pour pouvoir atteindre l’objectif.
Marie: On avait un brief de départ évidemment, et Galopins arrive aussi avec son expertise avec les associations, avec les fondations, avec les ONG pour dire « ça c’est intéressant de le mettre en place ». Je pense au méga menu, je pense aux jauges de don. On avait les hero section qui permettent aussi de s’adapter en fonction des campagnes que vous avez en cours, des actions.
Est-ce que tu trouves que ça change concrètement des choses dans ta communication et dans les mobilisation qu’il peut y avoir sur le site à travers ces nouvelles fonctionnalités justement ? Est-ce que tu penses que c’est un impact pour le visiteur aujourd’hui dans son parcours qui va plus s’engager sur le site ?
Sarah: On a mis beaucoup de choses en place, notamment des boutons sticky, et je le vois au quotidien parce qu’on a un site qui est beaucoup plus simple d’utilisation, par exemple pour faire un article, c’est beaucoup plus simple. Le rendu est visuellement plus agréable aussi. On voit aujourd’hui que les visiteurs restent plus longtemps sur le site qu’avant et il visitent plus de pages. Encore une fois, toute l’infrastructure technique derrière qui a été mise en place, permet aussi de créer des articles qui sont plus attractifs, mieux référencés, qu’on les trouve aussi plus facilement. La navigation est aussi simplifiée, le parcours est plus logique. On a créé, refondu des sections, pour pouvoir vraiment hiérarchiser, les segmenter . On a plus de téléchargement, plus de signatures.
Marie: C’est vrai que l’utilité d’un méga menu, c’est dès l’ouverture des onglets, d’avoir des visuels. On a des grandes entrées sur le site de la Fondation des femmes qui sont: vos combats, agir de en donnant ou en étant en action. Toute la partie ressource, tout ce que vous alimentez, tout ce que vous faites toutes les semaines, tous les mois comme action ou comme événement. Cette fonctionnalité était essentielle pour répondre à un parcours utilisateur qui soit plus fluide, pour convertir et pour amener rapidement à l’information. Comme tu l’as dit tout à l’heure, il y a différentes cibles. Donc il faut pouvoir orienter tout ce monde facilement. Il y avait un point essentiel aussi, c’était l’autonomie. Avant tu disais aussi que c’était pas facile de faire des modifications sans tout casser. Aujourd’hui, est-ce que tu peux me citer des points que tu fais maintenant sur le site, des mises en place que tu fais sur le site aujourd’hui mais que tu pouvais pas faire hier ?
Sarah: Il y a toute la partie design des pages qu’on va créer. On était très limité avant. On avait un bloc texte plus image ou un bloc texte. On avait aussi cette exigence de mettre en place Elementor. On sait que c’est très simple d’utilisation. On peut vraiment faire beaucoup de choses.
En plus, vous avez mis en place une super bibliothèque de blocs. Donc, c’est vraiment plus simple aujourd’hui faire un article plus attractif avec des chiffres mis en avant, etc. C’est beaucoup plus rapide. On juste à faire des copiés collés de bloc et à adapter. Donc c’est vraiment très très intuitif et ça me fait gagner énormément de temps.
Marie: Vous êtes arrivées avec cette cette condition d’Elementor dans le cahier des charges. Est-ce que tu peux me dire deux ou trois actions concrètes que tu as fait récemment sur le site qui pourrait peut-être parler à quelqu’un qui se dirait « OK, je comprends cette action, si je peux la faire facilement grâce à Elementor ».
Comment tu as décidé qu‘il fallait Elementor?
Sarah: Il y a une chose qui est vraiment très bien et qui est beaucoup plus simple avec Elementor, c’est qu’on adapte tout le contenu que ce soit visuel, texte, vidéo. On peut l’adapter aux différents types de d’écran, et on a un trafic qui est beaucoup plus important sur mobile que sur desktop. Donc c’est très important pour nous de bien checker et adapter la mise en page mobile à chaque fois, notamment sur la fameuse de la page d’accueil. Si on on garde la même la même photo sur un affichage écran large tablette ou mobile, ça ne rend pas du tout pareil. Il y a ce travail d’adaptation responsive qui est très très important, et qui est beaucoup plus simple avec Elementor.
Il y avait cette volonté d’avoir un page builder simple d’utilisation. J’avais déjà utilisé Divi et Elementor avant. Personnellement je n’avais pas du tout aimé Divi. Donc je l’ai pas proposé à la fondation, j’ai dit que je connaissais Elementor, je leur ai montré un petit peu sur sur un site à quoi ça ressemblait et après il y a pas eu trop de discussion en interne. On me dit si tu sais t’en servir et tu peux nous former dessus en vrai, il y a pas de problème. Evidemment, j’avais une utilisation assez basique d’Elementor. Mais ça allait être plus simple pour moi aussi de transmettre derrière aux équipes qui ont besoin de manipuler le site aussi, de leur expliquer ou d’intervenir rapidement s’il y a un bug ou quoi que ce soit.
Après évidemment en interne, il y a des normes à respecter pour pouvoir garder cette homogénéité. Mais mais le site est tout à fait qualitatif.
Les validations en interne à La Fondation: un point clé du bon déroulé
Marie: On a pu nous avoir plusieurs interlocutrices, on avait Lise et Laure qui étaient plus dans une phase de validation/décision au départ. Comment tu as géré toi aussi en tant que chargé de projet de la refonte du site, le lien avec les décisionnaires ? C’est une question qu’on peut se poser quand on est chargé de projet “comment je vais gérer l’évaluation avec ma direction”
Sarah: On est quand même une petite équipe, on n’est pas 200 à travailler à la fondation, on est une quarantaine donc on a des directrices très accessibles. On peut leur parler tout le temps. J’ai bien prévenu qu’il fallait que ma responsable, ma directrice et même Anne Cécile (Mailfert) savait très bien qu’il fallait se rendre dispo pour pouvoir revalider rapidement, parce qu’on ne peut pas valider le design du niveau site web, ou même la partie arborescence sans avoir leur aval.
Marie: Donc ce que tu conseillerais, ça serait de faire intervenir à des points qui sont importants comme l’a fait Anne Cécile (Mailfert) à des points de validation ? Faire intervenir les parties prenantes pour valider et pour que tout le monde puisse discuter, et qu’on puisse passer à l’étape d’après.
Sarah: Ca a été très stratégique . On s’est dit « OK, il y a deux choses. Anne Cécile est très occupée, moins disponible pour ça. Mais il était important qu’elle valide l’arborescence du site avec nous parce que c’est elle porte le message de la fondation. Elle a aussi une vision qui peut être différente de la vision qu’on a nous au quotidien, dans les équipes de communication et de marketing. Donc c’était très important d’avoir son point de vue aussi dessus.
On a eu le design de la home page.Là ça a été un gros morceau aussi. C’était important d’avoir sa validation pour pouvoir après adapter ce design et le décliner. C’était beaucoup c’était plus simple. Pas valider toutes les pages mais c’est important d’avoir au moinsla ligne directrice.
Marie: Faire intervenir la direction sur ces points, ça nous a permis d’avoir un retour lors de l’arborescence. De dire là il faut remettre en avant nos combats, c’est hyper important dans les entrées du menu par exemple, on sentait que pour elle c’était vraiment nécessaire.
Sarah: C’est le premier truc que j’ai dit quand on a fini l’atelier. J’ai eu Lise en ligne et je lui dis « mais heureusement qu’Anne Cécile est venue parce que sinon, on aurait pu partir dans une toute autre direction ». Ca a été vraiment des points stratégiques sur lesquels elle était décisionnaire.
Multicibles, fonctionnalité safe exit…les spécificités de la refonte du site
Marie: Je fais un focus plus sur l’accessibilité et un gros point aussi du projet était que le site devait être multicibles. On avait des donateurs privés, mais aussi publics. La partie presse, institution, parfois aussi toute l’aspect politique. Il y avait aussi un point qui était assez assez sensible, le safe exit system. Est-ce que tu peux nous en parler? Pourquoi il est important pour vous?
Sarah: On essaie toujours de se positionner et de se mettre à la place d’une personne qui va arriver sur notre site. Mais, on s’est dit « OK, aujourd’hui une femme victime de violence ou une personne de l’entourage, qui veut avoir des informations, il faut qu’elle puisse trouver les informations dont elle a besoin ».
Mais surtout, parce que on sait pas ce qui se passe dans la vie donc des personnes de cet entourage, il faut pouvoir quitter le site rapidement, et avoir le moins de traces possible de la visite du site de la fondation des femmes, pour éviter potentiellement d’augmenter le risque de violence pour elle. L’idée du safe exit, c’est vraiment d’avoir un bouton d’urgence persistant sur le site, de pouvoir quitter rapidement et de rediriger sur Google. Donc donc ça a été vraiment un point assez important et je sais que ça a été un travail un peu spécifique aussi pour vous, mais oui le système, on en est très fières, et il fonctionne très bien.
« On a été contente du travail de direction de Manon sur le design. C’était vraiment une très bonne surprise parce qu’avec les exigences qu’on avait, ça restait quand même un peu nouveau et un peu fou, et Manon, a su nous faire des propositions qui étaient très intéressantes en répondant à nos exigences »
Marie: Il fallait tout mettre en œuvre pour que cela fonctionne H24. C’est pas un bouton qu’on va retrouver sur tous nos projets et c’est ce type aussi de mise en place spécifique qu’on peut mettre en place.
On avait aussi tout l’aspect accessibilité web qui était important, notamment le le respect du RGAA. Est-ce qu’avec la mise en place qu’on a pu avoir notamment sur les maquettes, le travail de Manon sur le contraste des couleurs, la taille des typo, du parcours, la fondation trouve que le site est accessible, il respecte les normes et il peut parler à toutes les cibles qui peuvent venir sur le site de la fondation ?
Sarah: On s’en approche le plus possible, parce qu’on est arrivé avec en plus, des couleurs qui étaient pas forcément simples à utiliser pour respecter cette accessibilité. On a été vraiment très très contentes des propositions de Manon dessus parce que ça a pas été simple. Le site en terme de contraste est très accessible. Et ça nous permet aussi d’avoir cette réflexion maintenant sur les contenus qu’on va produire autour du visuel, ou pour les réseaux sociaux. On essaie de démocratiser en interne pour avoir une communication la plus accessible possible tout simplement.
Marie: Donc si je comprends bien l’accompagnement Galopins et avec Manon, a pu avoir en terme de sensibilisation de l’utilisation de votre charte, ça vous a aidé aussi à le transmettre après en interne ?
Sarah: Tout à fait !
La vie du site après la mise en ligne
Marie: Après ces phases de validation est venue la livraison du site. Depuis cette livraison de site, est-ce que tu as des retours que ce soit au niveau des chiffres d’augmentation des dons, des retours de tes équipes, d’avoir un retour un peu global sur les chiffres et les ressentis à la sortie de ce site ?
Sarah: Alors, au niveau des chiffres, on a un trafic beaucoup plus important sur le site internet. On redirige aussi beaucoup plus sur le site, on met beaucoup plus d’informations. Le site est mieux référencé aussi. On a plus de résultats en terme de chiffre, c’est vraiment très bien et en terme de ressenti, ça a été un retour, vraiment mais plus que positif.
Toute l’équipe de La Fondation des femmes était trop contente et admirative du résultat. Donc ça fait vraiment plaisir de voir qu’on se donne comme ça, qu’on met vraiment du sang, de la sueur et des larmes finalement, puisqu’on a vraiment sur un mois et demi ça a été du non stop. Mais toute l’équipe de la fondation trouvait le nouveau design génial, et le nouveau site est vraiment top. On a eu aussi de très bons retours de donateurs ou de bénévoles. Je suis même contactée par des des associations maintenant qui me demandent des tips !
Marie: Juste pour avoir une idée du nombre de contenus pour la fondation des femmes, est-ce que tu peux me dire quel type de contenu vous postez sur le site aujourd’hui, et à quelle fréquence à peu près en moyenne ?
Sarah: C’est mon prochain mon prochain step. On a beaucoup posté ces derniers temps parce que l’actualité fait qu’on est sur une séquence très intense à la fondation actuellement, mais c’est plutôt en rapport avec l’actualité. Les communiqués de presse, on en publie un par mois. La prochaine étape est de travailler cette stratégie pour travailler le référencement d’articles pour améliorer le référencement du site avec des articles spécifiques sur nos thèmes principaux pour pouvoir développer notre notoriété.
« Il y a aussi cette confiance avec les donateurs. Avec un site plus professionnel et une belle vitrine, je pense qu’on a plus envie de donner »
Pour une association, soigner son site web c’est maximiser ses dons
Marie: L’une des grandes valeurs de l’agence, c’est ce pôle de mise en avant de deux grands principes qui est l’éco conception et aussi l’accessibilité. On pense souvent que c’est pour les personnes avec un handicap, pas forcément, c’est aussi pour le grand public.Si j’arrive sur un site avec du orange sur du rose, ça empêche d’aller jusqu’au bout du parcours. Donc c’était un enjeu hyper important, et d’entendre que vous avez pu le transmettre en interne c’est important, surtout sur ces cas associatifs.
En parlant du monde associatif, on est toujours en veille, sur digital, les évolutions. On entend souvent parler qu’il y a des coupures budgétaires pour les associations, pour les fondations malheureusement. Le digital est souvent sous-investi malheureusement. Est-ce que tu penses que c’est en train de changer avec ces projets qui mettent en avant les fondations les ONG d’association ? Et est-ce que tu as des idées sur ce qui pourrait bloquer encore une association ?
Sarah: Je pense qu’il n’y a pas forcément d’équipe dédiée au digital dans les associations ou les fondations, et il y a aussi je pense une idée un peu un peu préconstruite du digital, sur le fait que tout le monde peut le faire, il n’y a pas besoin d’investir dedans. S’il faut faire une pub, on fait la pub. S’il faut juste faire un post sur les réseaux sociaux, on fait le post sur les réseaux sociaux. Alors que sans stratégie, sans vraie réflexion derrière et connaissance de l’écosystème digital, c’est compliqué de performer si on ne sait pas comment communiquer sur un canal spécifique. Je pense que c’est surtout cette méconnaissance du marketing digital qui fait que c’est pas c’est pas toujours une priorité d’investissement.
Aujourd’hui, on peut aussi se poser la question notamment avec les LLM, on se dit que « non mais à quoi ça sert d’avoir un site internet, puisque bientôt les gens vont utiliser uniquement ça pour faire leur recherche » alors que l’IA va aller puiser ses informations sur le site web. Donc il y a besoin d’avoir ce site, d’avoir toutes les sources qu’on cite, tous les rapports qu’on sort et qu’on valide, les chiffres clés, ça c’est très important. Evidemment, il y a tout un ensemble de plateformes qui sont prises en compte notamment Wikipédia, LinkedIn etc.
Mais aujourd’hui, le site web reste un pilier essentiel de visibilité pour les association, et ça rassure aussi je pense.
Marie: Après ce projet de refonte, qu’est-ce que tu conseillerais ou qu’est-ce que tu dirais à une association, une ONG, une fondation qui a peur de la complexité, du budget, pour se lancer dans ce projet de refonte? Quel bénéfice se cache derrière ?
Sarah: Le bénéfice est multiple parce qu’en plus de l’image de sérieux qu’on peut renvoyer en passant par une refonte web avec un site qui va être plus visuellement plus attractif, il va être aussi plus performant, donc avec des pages qui se chargent plus vite, notre message est plus facilement diffusé tout simplement.
Mais il y a aussi cette confiance avec les donateurs. Avec un site plus professionnel et une belle vitrine, je pense qu’on a plus envie de donner, qu’avec un site qui n’inspire pas vraiment confiance. Et avec un travail de référencement, on va plus ressortir dans les résultats de Google.
Marie: Tu peux témoigner, c’est un projet qui demande du temps, de l’énergie, du sérieux, du suivi pour le mener à bien. Mais une fois que un site web est sorti, l’idée c’est qu’il puisse vivre des années.
Sarah: C’est ça. Donc c’est aussi de se dire « OK, aujourd’hui, j’investis du temps, de l’énergie et un budget, mais par contre je me repose sur des années de vie que peut avoir ce site web en attirant mes bonnes cibles, en faisant que mes cibles ont un bon parcours utilisateur, que mon image via la charte graphique est bien déclinée via une agence bien référencée ». On peut avoir aussi la partie entretien du site qui est géré par un prestataire.
La fondation perdure grâce à une vitrine qui est aussi représentative. C’est aussi un média dont on est maître. C’est-à-dire que demain, si n’importe quelle plateforme de médias social décide de nous couper l’accès à leur réseau, on n’a plus moyen de communiquer si on a pas un site internet ou une base d’email qui est bien construite. On a eu pendant les deux dernières campagnes, une réglementation européenne qui a été mise en place pour interdire les publicités politiques. Quand on faisait des publicités sur méta, c’était une catégorie enjeu social, électoral, politique; eux ont complètement supprimé cette catégorie. Même les enjeux sociaux, ils considèrent ça comme quelque chose de politique, et aujourd’hui il faut faire preuve de créativité.
« Ca a été une période très intense mais très enrichissante aussi, parce que je pense que l’une comme l’autre, on a appris beaucoup de choses pendant ce projet de refonte »
Marie: Le projet de refonte de site web pour La Fondation des femmes, comment tu le résumerais en quelques phrases ?
Sarah: Il faut être préparé parce qu’il y a énormément de choses. Et même si on pense avoir préparé plein de choses pour le projet, il y aura toujours des choses qu’on n’avait pas prévu. Il faut être disponible quand on a une chance dans un projet comme ça, et être réactif. Bon la réactivité, c’était vraiment lié au calendrier pour la deadline qu’on avait. Mais ça a été une période très intense, mais très enrichissante aussi, parce que je pense que l’une comme l’autre, on a appris beaucoup de choses pendant ce projet de refonte. C’était très stressant la mise en ligne, mais quand on voit le site qui fonctionne, qui n’a pas de bug et quand on a des retours comme ceux que que j’ai pu avoir sur le design, sur le référencement, sur la navigation, c’est hyper satisfaisant.
On a été rapidement contente du travail de direction de Manon sur le design. C’était vraiment une très bonne surprise parce qu’avec les exigences qu’on avait, ça restait quand même un peu nouveau et un peu fou, et Manon, a su nous faire des propositions qui étaient très intéressantes en répondant à nos exigences. Je pense qu’on peut vite être déçu si on a la partie design qui ne répond pas du tout à nos attentes.
Marie: Pour revenir sur les propositions de de Manon, c’est vrai qu’on a l’habitude de faire plusieurs propositions de page d’accueil pour vous octroyer le choix dans vos univers. Comme on se disait, il y avait un esprit pédagogique sur la fondation des femmes sur l’ancienne direction artistique. Là on voulait plus d’impact, et donc avoir plusieurs propositions d’univers permet que vous trouviez votre bonheur.
Galopins se positionne de plus en plus comme l’agence qui veut aider les associations à faire évoluer tout leur écosystème web. Pourquoi tu recommanderais aujourd’hui Galopin à une association ?
Sarah: Pour votre expertise. Vous avez plusieurs pôles d’expertise, et c’est hyper intéressant parce qu’aujourd’hui on n’a pas forcément quelqu’un pour son référencement, pour son tracking, design, etc. Et puis surtout la disponibilité des équipes. Personnellement, c’est un point assez important les échanges que tu peux avoir avec les équipes. Donc je recommande très fortement.
Marie: Merci vraiment de donner ton témoignage sur notre travail ensemble! Ca a été un super projet pour nous. On est très très fiers de le partager, et de pouvoir te rencontrer. Ça fait partie aussi de la suite qu’on veut donner à nos projets, vous accompagner sur le long terme et effectivement d’avoir tes mots, ça compte beaucoup pour nous. Merci Sarah !
Jessica Michenaud
Jessica a été cheffe de projet pendant 10 ans avant d'être spécialisée en SEO depuis 6 ans.
Elle est diplômée d'un BTS commerce et d'un BAC +4 en gestion de projet web.
Ce qu'elle aime dans le SEO? Le fait que ça ne soit pas une science exacte, et que c'est un défi de tous les jours qui nécessite de tester, d'apprendre, d'observer et donc d'être curieux !
C'est aussi un vrai plaisir d'essayer de faire rencontrer les audiences d'un client, et ce qu'il propose.
Cette curiosité l'a amenée à se former au SEO adapté à plusieurs moteurs de recherche, comme YouTube, Pinterest, Tik Tok ou Reddit, nécessaires au GEO.
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