Internet et site web | Une histoire sans fin
21/02/2023

Création d'Internet: son histoire et ce qu'elle dit de votre stratégie web

De la commutation de paquets** d’ARPANET au datagramme de Louis Pouzin, du Minitel au premier site du CERN, jusqu’aux ordinateurs de poche qui font aujourd’hui du numérique un réflexe quotidien :

  • La création internet est une longue histoire d’échanges, de protocoles et de choix.
  • Le prochain chapitre s’écrit avec deux lignes de force (une visibilité pensée entre le site et les réseaux sociaux),
  • Un web plus sobre, plus rapide, plus durable.
  • Deux façons, au fond, de revenir à l’intuition d’origine du Web : un espace simple, ouvert et utile au plus grand nombre.

Internet : l'état des lieux

En moins de 50 ans Internet est devenu fondamental au fonctionnement de nos sociétés. Quelle histoire d’internet ? si récente soit-elle ! Quelle différence entre Internet et le World Wide Web ? L’Agence Galopins vous propose un tour d’horizon de l’épopée du « réseau des réseaux » pour essayer d’en comprendre l’aventure humaine, sociale et commerciale.

4 boîtes mails, des centaines de notifications par jour, une multitude d’interactions sur les réseaux sociaux… 6h par jour en moyenne, le temps passé sur les écrans dont 2h18 à surfer sur le Web en 2022 (source Année Internet – février 2022- Médiamétrie/NetRatings).

On parle de « création internet » comme s’il s’agissait d’un geste récent et anodin (ouvrir un onglet, choisir un thème, publier). En réalité, derrière chaque site se cache une histoire d’un demi-siècle faite de données, transportées en petits paquets, de protocoles obscurs, d’ordinateurs gros comme des armoires et d’un peu de génie français qu’on a soigneusement oublié de vous raconter.

Chez Galopins, on trouve que comprendre d’où vient le web aide à mieux le construire aujourd’hui. Alors remontons le fil.

Histoire internet
    • 4,95 milliards d’utilisateurs d’internet dans le monde
    • Plus d’1,93 milliard de sites web en ligne
    • 7 millions d’articles de blog publiés chaque jour
    • 4,2 milliards d’utilisateurs actifs des réseaux sociaux en 2021
    • Plus de 500 heures de vidéos uploadées sur YouTube chaque minute
    • 32,5 milliards d’euros dépensés en ligne au 1er trimestre 2022
    • 27 ans d’une vie passée en ligne soit plus que le sommeil cumulé
 

On en est là ! Ça donne un peu le tournis.

Quelle success-story ? Posons-nous aussi la question de la conception d’un site web aujourd’hui pour Être et Rester visible dans cette jungle d’informations et face à la montée en puissance des réseaux sociaux.

Histoire d'internet : de la naissance du web et des sites web

Internet : le « réseau » des « réseaux »

Tout commence avec ARPANET, le réseau de recherche américain financé par la défense, dont le premier message est transmis le 29 octobre 1969 entre deux ordinateurs, à l’université de Californie à Los Angeles et au Stanford Research Institute. La grande idée technique de l’époque n’est pas le câble, mais la commutation de paquets : plutôt que d’ouvrir une ligne dédiée, on découpe les données en morceaux qui voyagent indépendamment sur le network avant d’être réassemblés à l’arrivée.
ARPANET grandit vite, et dès 1971 le courrier électronique fait son apparition (les chercheurs s’envoient des messages « au kilomètre », comme on dit).

Dire que la France a failli inventer Internet avec le réseau Cyclades quand Louis Pouzin était chargé en 1971 de bâtir un réseau reposant sur le datagramme : son innovation essentielle a largement inspiré par la suite Vinton Cerf pour la mise au point de l’Internet et du protocole TCP/IP. En 1974 le projet Cyclades est stoppé net (dommage !), trop couteux ou pas assez fiable. Priorité donnée au développement du réseau des PTT.

Le protocole TCP/IP sera quant à lui publié en 1973 aux US et adopté par Arpanet en 1983 comme base de l’Internet.

Si en 1984 seuls 1 000 ordinateurs sont connectés, plus de 100 000 le sont en 1989 et près de 4,6 millions en 2021. Ascension vertigineuse !

En parallèle, les tous premiers groupes de discussion voient le jour (c’est le cas de Usenet) suivis de près par les premiers noms de domaine. On en comptait 360 millions dans le monde en 2020 !

Passage d’une interface technique qui appelait des machines à une plateforme démocratique, appelant des informations. Après Internet, le World Wide Web né entre les autres messageries, le peer to peer et le streaming tissant sa toile à vitesse grand V.

La naissance du web

D’un simple transfert de fichiers sans interface digne de ce nom, on « erre » aujourd’hui dans un espace « sauvage » mais de plus en plus structuré qui regorge d’information. Le Web, conçu au départ comme un système simple et gratuit permettant au plus grand nombre de profiter des promesses d’Internet (décentralisation de l’information, partage des connaissances et intensification des échanges — est devenu un tissu complexe d’interconnexions. Aujourd’hui, c’est sur les sites web que se joue l’essentiel de l’activité en ligne.

Petite mise au point utile : Internet et le Web ne sont pas la même chose. Internet, c’est le réseau, la plomberie, les câbles et les protocoles. Le Web n’en est qu’une application parmi d’autres, distincte du courrier électronique ou de la visioconférence, et le réseau existait bien avant le Web.

1989 : Le premier site web

Histoire internet

En 1989, Internet existe donc déjà. Le tout premier projet de Web voit le jour au CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, sous l’impulsion de Tim Berners-Lee. Le 12 mars 1989, il distribue à ses collègues un document au titre modeste, « Information Management: A Proposal ». Son responsable, Mike Sendall, le juge « vague mais excitant » — annotation qui, dans les faits, autorise le projet à exister. L’objectif était terre-à-terre : relier entre elles les masses d’information dispersées sur les ordinateurs du CERN, un centre de science où affluent des chercheurs du monde entier.

De cette idée naissent les trois briques fondatrices du Web, toujours utilisées aujourd’hui : les adresses sous forme d’URL, le protocole de communication HTTP et le langage HTML.

Fin 1990, Berners-Lee a déjà un serveur et un navigateur fonctionnels au CERN ; l’adresse info.cern.ch héberge le tout premier site du monde, sur un ordinateur NeXT (celui-là même que Steve Jobs avait lancé après son départ d’Apple). Une seule page, du texte, des liens. Le 6 août 1991, Berners-Lee annonce publiquement le logiciel WWW sur les forums Usenet, et l’intérêt dépasse rapidement la communauté des physiciens.

1993 : Les premiers navigateurs Internet

Le Web reste d’abord une affaire d’initiés. Le déclic vient des navigateurs. En 1993, Marc Andreessen et Eric Bina lancent Mosaic au NCSA, dans l’Illinois : facile à installer, compatible avec de nombreux ordinateurs, et surtout le premier à afficher les images à côté du texte plutôt que dans une fenêtre séparée. La même année, le CERN prend une décision décisive pour la création internet telle qu’on la connaît : le 30 avril 1993, il verse le code du Web dans le domaine public, gratuit et libre pour tous.

L’effet est vertigineux. Le nombre de sites passe de 130 en 1993 à plus de 100 000 début 1996 ; en 1995, Netscape Navigator, successeur de Mosaic, revendique déjà environ 10 millions d’utilisateurs dans le monde. Le Web venait de quitter le laboratoire.

Histoire internet

Cyclades: l'internet français qui n'a pas lieu

Pendant qu’ARPANET émerge aux États-Unis, un ingénieur polytechnicien, Louis Pouzin, dirige un projet parallèle. Le réseau Cyclades est créé en 1971 par son équipe à l’IRIA (l’ancêtre de l’Inria) : c’est la première implémentation mondiale du concept de commutation de paquets, autrement dit du datagramme.

Pouzin propose de découper l’information en paquets transmis indépendamment les uns des autres, réassemblés à l’arrivée ; en novembre 1973, une première démonstration relie trois ordinateurs.

Le plus savoureux ? Ce sont ces travaux qui ont nourri le standard mondial. Cyclades a inspiré en 1974 le protocole TCP/IP d’Internet. Pouzin lui-même raconte qu’en présentant Cyclades dans une conférence internationale, Vinton Cerf et Robert Kahn s’en sont emparés pour concevoir TCP/IP, en s’inspirant notamment de l’indépendance des paquets. La reconnaissance viendra tard : en 2013, Louis Pouzin figure parmi les cinq premiers lauréats du Queen Elizabeth Prize for Engineering pour sa contribution à la création d’Internet et du Web.

Alors pourquoi Cyclades n’a-t-il pas donné l’Internet français ? Pour des raisons politiques. Malgré son succès, le réseau est abandonné en 1978. La stratégie française de l’époque privilégie un autre pari industriel : le Minitel.

Transpac et Minitel: le pari télématique

La France choisit donc une autre voie, autour du protocole X.25. Le réseau public Transpac ouvre en 1978, fondé sur ce standard, et participera au réseau mondial X.25 qui, avant Internet, permettait déjà de transmettre des données à travers le monde. Sur cette infrastructure vient se greffer un objet culte. Le Minitel, commercialement exploité entre juillet 1980 et le 30 juin 2012, est le premier service au monde à donner accès à des services variés préfigurant ceux du futur Internet.

Le succès est spectaculaire, porté par une idée simple : offrir gratuitement le terminal, un choix unique en Europe qui joue un rôle décisif dans le décollage des usages. Fin 1983, 120 000 terminaux sont installés ; entre 1983 et 1984, le parc grimpe à 531 000. Les services accessibles passent de 145 en janvier 1984 à plus de 23 000 dans les années 1990. En 2000, une estimation attribuée à France Télécom parle encore de 9 millions de terminaux Minitel en service et 15 millions d’utilisateurs. Un écosystème entier de données et d’échanges avant l’heure (messageries, annuaire, réservations, sur un network cocardier).

La bascule vers Interne et l'explosion des usages

La France rejoint Internet par la science, comme souvent.
Dès l’été 1988, l’Inria connecte le réseau américain NSFNet depuis Sophia Antipolis jusqu’à Princeton : c’est la première fois que des réseaux français se raccordent directement en TCP/IP. Le grand public, lui, mettra du temps. L’usage grand public ne commence vraiment qu’à partir de 1994 et se démocratise au début des années 2000 avec l’ADSL.

 

Les chiffres racontent une adoption fulgurante. À l’automne 1997, moins de 1 % des foyers français sont connectés ; la proportion atteint 4,7 % en 1999, puis 27,4 % en 2003.
Selon l’Insee, la part de ménages disposant d’Internet à domicile passe de 12 % en 2000 à 64 % en 2010.
Aujourd’hui, la messe est dite : en 2025, 94,4 % des ménages français ont un accès à Internet, un taux quasi identique à la moyenne de l’Union européenne (94,7 %).

En décembre 2024, 56,4 millions de Français se sont connectés, dont 48,5 millions chaque jour. Le Web est devenu un service de base, et un site n’est plus une option, mais une adresse.

Yahoo et la recherche par mots clés

La première recherche par mots clés notable se verbalise à travers Yahoo qui proposait une première forme de référencement et un point d’accès central au travers de son portail catégorisant les sites Web. Ce service n’était en réalité qu’un annuaire ou index, une vue restreinte et subjective sur le Web.

Le monopole Google

Google chamboule tout avec le premier moteur sémantique, aspirant tout le contenu de la toile et le recrachant à travers une interface simple (un champ de saisie unique) qui classe les sites selon leur qualité et leur crédibilité (chasse ouverte aux backlinks). Les résultats deviennent plus rapides et plus pertinents que ceux de la concurrence et Google s’impose dès 1998 comme LE moteur de recherche.

Le e-commerce on en parle

En parallèle, le E-commerce pointe le bout de son nez. Le tout premier achat avec système de paiement sécurisé est effectué en 1994 : un CD de Sting est acheté sur CompuServe. Le New York Times écrira : « derrière un petit clic pour un individu se cache un grand pas pour l’économie ». Effectivement ! Première pierre d’un empire commercial sans limite, bien loin du commerce en ligne que proposait le Minitel (sur lequel étaient, soit dit en passant, déjà présents des grandes marques comme la Redoute ou les 3 Suisses). Plus tard ce nouveau business model explosera avec Amazon et EBay.

Le web collaboratif

Changement de cap dans les années 2000 avec le web 2.0. Il devient social, interactif et collaboratif ouvrant la voie aux réseaux sociaux qui s’imposent, avec en tête Thefacebook.com (2004). L’internaute prend le pouvoir dans les forums et sur les blogs dont la conception est largement démocratisée avec l’arrivée des CMS comme WordPress (2003). Les sites de e-commerce se multiplient. Bienvenue dans l’ère de la communication digitale.

De la nécessité d'un web face à la puissance des réseaux sociaux

Bien beau tout ça mais avec la toute-puissance des réseaux sociaux quel est l’intérêt aujourd’hui d’avoir un site web ?

Le sujet peut faire débat : « un site web, pour quoi faire ? J’ai déjà une page Facebook » ; « un blog ça ne sert plus à rien », « On parle de moi sur Insta, ça me suffit ». « Un site internet, ça prend du temps et ça coute cher », « il faut maîtriser techniquement ». C’est un peu vrai ! Bravo si vous êtes présent sur les réseaux sociaux, au vu de leur popularité grandissante et leurs nouvelles fonctionnalités commerciales par exemple, mais ne compter que sur eux pour être visible. Erreur ?

Si historiquement les Réseaux sociaux sont là pour créer du lien, ils n’ont pas pour vocation de générer du business même s’ils commencent à le faire. Et vous risquez, avec ce seul moyen de communication, d’être noyé dans la masse des fils d’actu.

Quand on atterrit sur un site web : on l’a dans la majorité des cas cherché. Pour peu que votre site réponde à des intentions de recherche, qui sait, l’internaute se transformera peut-être en client. Un plus non négligeable, dans le cas d’un site web : un moteur de recherche suffit, pas de compte, pas d’inscription, pas d’engagement de l’internaute.

Si certains professionnels (restaurateurs ou artisans) font le choix de s’en passer pour se concentrer sur leurs pages Facebook et Insta, les deux n’ont jamais été aussi complémentaires. Être visible partout, tout le temps : véritable vitrine à 360° sur laquelle je centralise et maîtrise mes coms, j’affiche mon identité de marque, et propose une expérience client unique.

Touchez vos clients : ils sont en ligne ! Donnez-leur confiance (56% des internautes n’ont pas confiance dans les entreprises sans site web), pourquoi pas en vous positionnant en expert de votre secteur. Autant de raisons pour se lancer dans la conception de votre site web. C’est sans compter la liberté qu’offre un site par rapport aux réseaux sociaux. Loin de leur formatage avec les règles qu’ils nous imposent (durée, moment de diffusion…). Créer un site web, à son image !

On ne dira pas ici que l’un est mieux que l’autre mais qu’ils sont tout simplement indissociables et plus puissants s’ils œuvrent de concert.

Les réseaux sociaux sont devenus des moteurs de recherche

L’alerte est venue de Google lui-même. En juillet 2022, Prabhakar Raghavan, vice-président senior de Google, reconnaissait que près de 40 % des jeunes, pour trouver un restaurant, ne passent plus par Google mais par TikTok ou Instagram.

Depuis, le phénomène s’est installé. Une étude Adobe montre que 41 % des consommateurs américains ont déjà utilisé TikTok comme moteur de recherche, une pratique qui grimpe à 64 % chez la génération Z et 49 % chez les millennials. Côté marques, selon GWI, 51 % des membres de la génération Z recherchent d’abord une marque sur les réseaux sociaux, contre 45 % via un moteur de recherche.

 

La France est en première ligne. En septembre 2025, TikTok revendiquait 27,8 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans l’Hexagone, ce qui en fait le premier pays d’Europe en nombre d’utilisateurs.
Selon l’Observatoire Eskimoz-Ipsos, 33 % des moins de 35 ans utilisent les outils de recherche des réseaux sociaux et des plateformes vidéo, TikTok, Instagram et YouTube en tête. YouTube, rappelons-le, est de longue date le deuxième moteur de recherche du monde, et Pinterest fonctionne lui aussi comme un moteur d’intention: on tape « idées cuisine » ou « déco salon » comme une requête.

Pourquoi votre site web reste le socle

Faut-il pour autant abandonner son site au profit d’un compte TikTok ? Surtout pas !
96 % des moins de 35 ans utilisent encore les moteurs de recherche au moins une fois par semaine : leur remplacement total n’est pas acté, on parle de recherche hybride. Mieux : les deux mondes convergent. Google indexe désormais les vidéos TikTok dans ses résultats de recherche, et une présence sur les formats vidéo courts peut donc nourrir votre référencement classique.

 

L’idée n’est pas d’opposer SEO social et SEO de site, mais de les faire jouer ensemble : le réseau social capte la découverte et l’intention ; le site convertit, rassure et détient l’information de fond que vous maîtrisez.

Un contenu social bien optimisé (titres précis, descriptions riches en mots-clés, liens clairs vers votre site) transforme une audience de passage en visiteurs qualifiés. C’est exactement le terrain sur lequel se croisent les expertises SEO, GEO, SEA et SMA que nous travaillons chez Galopins : penser la visibilité comme un système, pas comme une case à cocher.

Conception de site web et après : maintenance, refonte de site et référencement ?

Votre site est en ligne, félicitations. Mais à part vous, qui sait qu’il existe ? Comment se faire place au soleil et sortir de la masse des fils d’actus

Référencement naturel : le Graal

On en vient au fameux référencement naturel. Si pas pensé lors de la création, la refonte de site peut être le moment idéal pour (re)définir votre stratégie. Travailler la sémantique, la performance technique mais aussi l’indispensable maillage interne de vos pages, pour garder le plus longtemps possible vos visiteurs.
Histoire internet

Les grandes étapes de conception web

Créer un site vitrine, un site e-commerce ou institutionnel devient monnaie courante. Chacun en saisit l’utilité : nouer des relations durables avec ses clients. Les entreprises optimisent leur visibilité sur la toile et se présentent (produits, services ou contenus) à un public toujours plus large. De leur côté, les internautes n’ont plus de mal à trouver ce qu’ils recherchent. L’offre rencontre la demande. La planète est connectée !

Entre le tout premier site web toujours en ligne et les près de 2 milliards de sites existants il s’est passé quoi ? Des sites statiques aux one page application type Gmail, Il existe autant de sites que d’entreprises, de marques ou d’institutions et on apparenterait facilement leur conception à de la haute couture, du sur-mesure.

Sites Vitrine, sites de e-commerce, sites mobiles, mini-sites, intercommunautaires ou institutionnels, blog ou forum… autant d’appellations, de styles et d’originalité. Qu’en est-il de leur conception ?

Étapes de conception d'un site web

Des dizaines de paramètres entrent en jeu : analyse du marché, cahier des charges, identité graphique… En premier lieu, la conception d’un site web implique de structurer son projet en fonction de ses besoins, du profil de ses clients (qui sont-ils ? où vivent-ils ? pourquoi achètent-ils ? comment ? et à quel prix ?), de la concurrence. Mais surtout on se met à la place de l’internaute (de ses besoins et comment y répondre ? Pourquoi viendrait-il sur mon site plutôt que celui du concurrent ?).

Au-delà du contenu, essentiel, on structure à travers une bonne arborescence, « on design », « on charte ». Tout pour la qualité de navigation et l’expérience utilisateur (UX/UI), les moteurs de recherche analysant maintenant les liens entre les pages pour comprendre la structure générale et déterminer les pages clés d’un site. Contrairement aux premiers sites, tout est possible aujourd’hui en termes de graphisme et d’identité visuelle alors on soigne la peinture.

Il ne faut pas oublier les éléments obligatoires qui nécessitent une expertise : choix du nom de domaine et hébergeur, mentions légales, gestion des cookies, page contact, conformité RGPD ou encore site responsive…

Si le succès d’un site web provient d’une bonne analyse stratégique avant même sa conception, il faut aussi mesurer toutes les spécificités pour arriver à un projet durable et visible.

Histoire internet

Maintenance de votre site

Un site, au-delà de sa conception doit être suivi dans le temps pour s’adapter aux constantes évolutions du Web : vitesse de téléchargement, analyse de vos canaux d’acquisition et trafic, taux de rebond et de transformation. Bref toute une machine de guerre du « self-site-control ».

Ce travail est aussi bien celui des référenceurs qui travailleront la structure de votre site que des stratégistes ou rédacteurs qui optimiseront vos contenus pour vous positionner sur des mots clés et répondre aux intentions de recherche des internautes.

Les sites internet regorgent de capacités fédératrices et identitaires et nous sommes sans aucun doute bien loin de savoir ou l’histoire d’Internet et du Web va nous mener. Le Web est un espace en constante évolution et pour garder une longueur d’avance sur ses concurrents et répondre aux nouveaux besoins des internautes, il est nécessaire de faire évoluer son site web en permanence.

Nous devons en parallèle faire face à de nouveaux enjeux, qu’ils soient éthiques ou écologiques : Internet et les sites web doivent être plus propres et plus responsables. Vers un nouveau pan de leur histoire ?

De l’émancipation en pleine euphorie Hippie où l’objectif était de se lier à l’information et aux autres, à un véritable contrôle de nos vies et de nos données, tous concernés : annonceurs, institutionnels ou professionnels de la communication digitale pour faire évoluer Internet dans le bon sens.

L'évolution naturelle du web vers l'éco-conception

Reste une donnée que les récits enthousiastes sur la création internet passent sous silence : le web grossit, et il chauffe. À mesure que le réchauffement climatique s’aggrave, l’éco-conception n’est plus un supplément d’âme, c’est la suite logique de l’histoire.

Souvenez-vous : le premier site du CERN, c’était du texte. Aujourd’hui, les pages sont devenues des poids lourds.
Depuis 1995, le poids moyen d’une page web est passé d’environ 14 Ko à près de 2 940 Ko en septembre 2025, soit 210 fois plus lourd.

Entre 2015 et 2025, le poids médian d’une page mobile a augmenté de 179,5 %, passant de 845 Ko à plus de 2,3 Mo selon le Web Almanac 2025 d’HTTP Archive. Le phénomène a un nom moqueur mais juste : l’« obésiciel ». En cause, l’accumulation de scripts tiers, de bannières, de vidéos et de code JavaScript qui gonfle à chaque « fonctionnalité sympa ». Pourtant, il ne faut pas oublier qu’un site web écologique devient un levier incontournable pour réduire le réchauffement de la planète.

Un impact environnemental bien réel

Ce numérique qu’on croyait « immatériel » a une empreinte lourde.
Selon l’ADEME, l’empreinte carbone du numérique représente 4,4 % des émissions de la France en 2022, et 11 % de la consommation électrique nationale, un chiffre qui pourrait tripler d’ici 2050.

À l’échelle du monde, les estimations situent le numérique entre 3,5 % et près de 6 % des émissions de gaz à effet de serre, soit un niveau comparable, voire supérieur, à celui de l’aviation civile.
Les centres de données y pèsent de plus en plus lourd : environ 46 % de l’empreinte liée à l’exploitation des infrastructures en 2025, contre 16 % en 2020. Chaque kilo-octet économisé, lui, est répété à chaque visite, sur chaque appareil.

Green code et hébergement vert : les leviers concrets

Bonne nouvelle : l’éco-conception agit à la source, et le plus gros levier se situe très en amont. D’après le référentiel des 115 bonnes pratiques de Frédéric Bordage, les décisions prises dès la phase de conception peuvent réduire de 60 % les impacts d’un service numérique. Concrètement, cela passe par trois familles d’actions :

– La sobriété fonctionnelle : interroger chaque fonctionnalité avant de l’ajouter. La ressource la plus verte est celle qu’on ne charge pas.

– Le green code : un code propre, du CSS et du JavaScript compressés et minifiés, des images au bon format et au bon poids, un cache efficace et la compression serveur (Gzip, Brotli).

– L’hébergement vert : privilégier des serveurs alimentés par une électricité décarbonée. Le Sustainable Web Design Model v4, aujourd’hui référence pour estimer les émissions d’un site, intègre d’ailleurs un « green hosting factor » dans son calcul.

La discipline s’est même dotée d’un cadre normatif. Les Web Sustainability Guidelines, éditées par le W3C, transforment l’éco-conception en norme internationale partagée et mesurable, en écho au référentiel français RGESN. Des outils gratuits comme EcoIndex ou Website Carbon permettent de mesurer, et donc de progresser.

Ce que ça donne sur le terrain

Chez Galopins, cette approche n’est pas une posture : elle se vérifie, chiffres à l’appui. Pour Lemon Tri, entreprise de l’économie sociale et solidaire, le site éco-conçu obtient 96/100 sur EcoGrader et une note A+ sur Website Carbon, signe qu’il exige très peu de transfert de données pour se charger.
Les optimisations sont tangibles : compression du CSS et du JavaScript pour un gain estimé de 21,43 Ko, minification des fichiers pour 4,1 Ko supplémentaires.

Ingrid Detourbet, responsable communication chez Lemon Tri, le résume ainsi : « En tant qu’entreprise de l’ESS, nous cherchions une agence web alignée avec nos valeurs, et nous sommes ravis de leur avoir confié la refonte de notre site. Ces mois de collaboration ont été un vrai plaisir ! »

Et l’éco-conception ne se limite pas aux petites vitrines. Elle passe à l’échelle : Account For, cabinet d’expertise comptable marseillais, atteint 80/100 sur EcoGrader ; le World Water Council, organisation internationale reconnue par les Nations Unies, obtient 70/100. Industrie, comptabilité, ONG mondiale, association : la sobriété technique répond à des besoins variés, sans sacrifier la crédibilité ni la clarté de l’offre.

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